Le bac, a été créé en 1808 par Napoléon Premier.
Aujourd’hui très décrié,il n’en reste pas moins le passage obligé pour ceux qui veulent poursuivre des études supérieures (prépas, écoles post-bac, faculté,
etc.)
Voici un petit résumé de cette édition 2007.
Les épreuves
11/06 : Philosophie
La philo était la première épreuve du bac 2007. Les sujets S étaient les suivants :
- Le désir peut-il se satisfaire de la réalité ?
- Que vaut l’opposition travail manuel/travail intellectuel ? (mon
choix)
- L’analyse d’un texte de David Hume
13/06 : Histoire-Géographie et Physique-Chimie
Le sujet d’HG se composait d’une mineure d’Histoire avec un texte à analyser au choix parmi deux sujets et d’une majeure de Géographie à trois
sujets:
- L’attitude du bloc communiste face au Plan Marshall (mon choix)
- Le débat sur l’utilité de la colonisation à la fin du XIXe
siècle
- Une étude de documents sur les espaces moteurs de la mondialisation (mon
choix)
- La superpuissance de Etats-Unis : aspects et inscription dans l’espace
mondial
- Des Nord, des Sud
Physique-Chimie, 3 exercices
- Mécanique, lois de Newton (tir de canons à bord d’une
galiote)+électrolyse
- Mouvements ondulatoires et spectre d’énergie atomique
- Estérification
14/06 : Maths et Anglais
L’épreuve de maths était bien la plus attendue par ceux qui, comme moi, en avaient fait leur « spé » (coefficient 9) :
- Géométrie dans l’Espace
- Calcul intégral
- Géométrie plane (similitudes)
- QCM de probabilités
- Exercice d’analyse (fonction ln et suites)
L’anglais, matière qui, je l’avoue, ne m’enthousiasme pas vraiment nous proposait un texte accompagné de question, puis un exercice d’expression
écrite.
15/06 : SVT et Espagnol
Les SVT (biologie et géologie) nous proposait le sujet suivant :
- fonctionnement et magmatisme d’une zone de subduction (tectonique des
plaques)
- exercice de génétique
- exercice de procréation
L’espagnol nous proposait le même schéma que l’épreuve d’Anglais
Le bac, fidèle à sa réputation :
Eh oui, je ne vais pas vous le cacher, plusieurs éléments de cette session 2007 n’étaient pas vraiment à son honneur :
Le premier éclat de rire réprimé, c’était pendant l’épreuve d’Histoire, pour laquelle les créateurs du sujet avaient jugé nécessaire d’ajouter en bas de page
la traduction du mot « adjonction » : « adjonction=ajout ». Il me semble que ceci se passe de commentaire…
Le sujet de maths, ensuite : d’une facilité extrême, il n’aura pas résisté plus de 3 heures à une grande partie des élèves qui en disposaient de
quatre.
L’Espagnol était sans doute la plus grande blague de toutes : 10 questions genre « qui est le narrateur ? », « De quelle nationalité
est-il ? », etc. puis un expression écrite de…15 lignes ! Avec deux heures pour un travail qui n'en demandait pas une, après 5 ans de cours…
A quoi rime le bac ?
La facilité des épreuves traduit bien l’esprit du bac : éliminer le moins possible, et permettre à tous ceux qui le souhaitent de poursuivre des études, même s’ils n’en ont pas le
niveau.
Alors pourquoi conserver une machine aussi lourde et coûteuse, aussi bien en temps qu’en argent ou matériel ? A quoi rime tout ce tapage qui accompagne
toujours les épreuves du baccalauréat ? La sélection se fait après, au niveau des admissions en classe prépas, en écoles, ou par le découragement de certains à la faculté.
Le bac n’étant plus qu’un « passage obligé » pourquoi un tel simulacre d’importance ?
Les élèves eux-même n'ont pas vraiment apprécié des "coups" comme l'épreuve d'espagnol : était-ce là tout ce qu'on exige de nous?
Je pense à Mme G, ma prof d'espagnol qui, malgré ses "tendances allendo-guevaristes" est un excellent professeur, et qui doit se demander si ce simulacre de sujet révélait la valeur que l'on
prêtait à son travail...
Vous trouverez ici des information intéressantes sur les consignes de correction données aux professeurs : http://www.u-blog.net/jpchauvin/note/466#repondre
Le bac, ou l'un des exemples les plus absurdes de nivellement par le bas et d' "ouverture", qui conduisent à la dévalorisation du Travail et de l'Effort...